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Sortie au Plateau des Glières

Sortie annuelle au Plateau des Glières le 29/06/2014 :

Une journée bien remplie et réussie!

Le groupe sur la terrasse de la Maison du Plateau.

Le groupe sur la terrasse de la Maison du Plateau.

Le dimanche 29 juin 2014, notre Amicale a fait sa sortie annuelle au Plateau des Glières. Avant midi, nous avons parcouru le circuit historique avec notre Président comme guide, circuit un peu écourté en raison de la météo. Les commentaires étaient volontairement portés sur la présence des Républicains espagnols, leur rôle ayant été important et déterminant aux Glières. Nous avons visité également les locaux du « Maquis », avec sa salle de projection. Puis ce fut le retour à la Maison du Plateau pour le repas.

Succulente paella préparée par deux adhérents de notre Amicale, Santi et Ange.

Succulente paella préparée par deux adhérents de notre Amicale, Santi et Ange.

Après le repas, il était prévu, en cas de mauvais temps, de visionner un film sur l’histoire du Plateau mais comme le soleil s’est finalement invité de la partie, les joueurs de pétanque s’en sont donnés à coeur joie, une boule dans une main, une bière dans l’autre.

En fin d’après-midi, chacun a repris le chemin de sa maison avec plein de souvenirs de cette formidable journée et l’esprit déjà tourné vers la prochaine sortie…

La sortie du 29/06/2014 en images…

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Et encore plus de photos…

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Inauguration du « Monument aux Espagnols » rénové et de sa plaque explicative

Cérémonie d’inauguration du « Monument aux Espagnols » rénové et de la plaque explicative qui l’identifie.

Le 27 mai 2014, jour anniversaire de la création du C.N.R. – Comité National de la Résistance – par Jean Moulin, a été décrété jour National pour la mémoire de la Résistance.

La Municipalité d’Annecy a choisi ce jour pour célébrer l’inauguration du « Monument aux Espagnols » rénové, ainsi que la plaque explicative qui l’identifie.   Cette cérémonie s’est inscrite également dans le cadre du 70ème anniversaire de la Libération d’Annecy et de la Haute-Savoie.

Un hommage émouvant a été rendu aux Résistants Espagnols devant un public nombreux.

La cérémonie a été rehaussée par la participation d’un piquet d’honneur du 27ème BCA.

La Fanfare du 27ème BCA a créé une ambiance exceptionnelle tout au long de la célébration.

Les autorités de la Haute-Savoie nous ont honorés de leur présence. Quatre gerbes ont été déposées :

  • Par Monsieur Jean-Luc Rigaut, Maire d’Annecy.

  • Par Madame Anne Coste de Champeron, Sous-Préfète, Directrice de Cabinet de la Préfecture de la Haute-Savoie.

  • Par Monsieur Antoine de Menthon, Vice-Président du Conseil Général.

  • Par Miguel Vera, Président de l’Amicale de la Résistance Espagnole, accompagné du Général Jean-René Bachelet, Président de L’Association des Glières.

Etaient présents également : Le général Jean-Marc de Giuli, Président Départemental du Souvenir Français ; Madame Magalie Molina, Directrice de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de guerre ; Le Colonel Paul Sanzey, Chef de Corps, Commandant le 27ème BCA ; Madame la Première Maire adjointe de la Ville d’Annecy avec plusieurs Maires-adjoints ; Monsieur Hubert Bornens, Président de l’UDC-AFN ; Monsieur Jean Escoffier, Président de l’UDAC ; de nombreuses autres personnalités ; les Présidents des Associations patriotiques et leurs porte-drapeaux ; Claudio Rodríguez Fer et son épouse Carmen Blanco, respectivement Président et Secrétaire de l’Association pour la Dignification des Victimes du Fascisme (Galice, Espagne). Le Député Lionel Tardy et le Sénateur Pierre Herisson se sont excusés pour cause d’assemblée importante à Paris.

L’apothéose de la cérémonie fut le moment des lectures du poème de José Ángel Valente, en espagnol par Claudio Rodríguez Fer, Directeur de la Chaire « José Ángel Valente » de Poésie et Esthétique de l’Université de Saint-Jacques de Compostelle; en français par Jacques Ancet, poète et traducteur français de grand renom, auteur de la traduction magistrale du poème de José Ángel Valente qui figure sur la plaque qui identifie le « Monument aux Espagnols » à Annecy. La sonorité de leur voix emplit alors l’atmosphère, imposant un silence d’admiration.

Claudio Rodríguez Fer lisant le poème de José Ángel Valente en espagnol.

Jacques Ancet lisant sa traduction du poème de José Ángel Valente.

Jacques Ancet lisant sa traduction du poème de José Ángel Valente.

La cérémonie se termina par le salut des autorités aux porte-drapeaux.

Discours du Président de l’Amicale de la Résistance Espagnole :

Miguel Vera en train de lire son discours.

Miguel Vera en train de lire son discours.

Les Républicains Espagnols dans la Résistance.

L’exode.

« De 1936 à 1939, la guerre d’Espagne est le funeste prologue de la Seconde Guerre mondiale.

La République succombe devant l’agression fasciste de Franco bénéficiant de l’appui d’Hitler et Mussolini.

Des milliers de réfugiés affluent en France, souvent accueillis dans des conditions misérables.

En 1939, l’Europe s’embrase. Nombreux sont alors les Espagnols qui s’engagent dans la Légion Etrangère. Dans la débâcle de 1940, ceux qui sont faits prisonniers sont dirigés vers le camp de concentration de Mauthausen.

D’autres, en France, ont rejoint des Compagnies de Travailleurs Etrangers créées pour eux.

Ainsi arrivent à Annecy le 20 septembre 1940 trois de ces compagnies pour effectuer des travaux routiers ou forestiers ou encore fabriquer du charbon de bois.

Bientôt, leurs chefs se rapprochent de la Résistance qui s’organise.

Vivre libre ou mourir.

Le 1er février 1944, un groupe important rejoint le Plateau des Glières à l’appel de Tom Morel. Deux sections sont formées : Ebro et Renfort Ebro.

Soldats aguerris, disciplinés et loyaux, ils sont de toutes les opérations, notamment de celle qui coûte la vie à Tom Morel à Entremont le 10 mars.

Lors de la dispersion, le 26 mars, ils paient un lourd tribut dont témoignent le monument aux morts de Thorens et la stèle en mémoire du capitaine Anjot à Nâves.

Jusqu’à la libération du département par les seules forces de la Résistance dès le 19 août, ils seront aux avant-postes.

A la Nécropole Nationale des Glières de Morette, les croix marquées de deux cocardes, l’une espagnole, l’autre française, témoignent de ce que ces Français par le sang versé, sont morts pour la France et la Liberté ».

Drapeau Républicain Espagnol devant le Monument aux Espagnols morts pour la Liberté dans les rangs de l'Armée française et la Résistance.

Drapeau Républicain Espagnol devant le Monument aux Espagnols morts pour la Liberté dans les rangs de l’Armée française et la Résistance.

Toute la cérémonie du 27/05/2014 en images :

https://plus.google.com/photos/103520140263246504517/albums/6020763819256020097?authkey=CK-L25m-qLDOKg#photos/103520140263246504517/albums/6020763819256020097?authkey=CK-L25m-qLDOKg

Quelques extraits en vidéo :

Article du « Dauphiné Libéré » du 28/05/2014 sur cette inauguration :

Article Dauphiné Inauguration Monument aux Espagnols

Les mots du Président…

Les Résistants Espagnols de la Haute-Savoie parmi les premiers « soldats civils » de l’Armée Secrète.

Le Comte François de Menthon crée son mouvement de Résistance « Liberté » en novembre 1940.

En novembre 1941, le mouvement « Libération Nationale » d’Henri Frenay et « Liberté » de François de Menthon fusionnent leurs forces pour créer le mouvement « Combat ». Cet accord a lieu à Lyon, d’où le mouvement doit se propager.

Une cellule est amenée à Annecy, à l’Auberge du Lyonnais. Les aubergistes Jean-Marie et Flora Saulnier deviennent les deux premiers Agents P2 de la France combattante du mouvement « Combat ».

De ce mouvement émane l’Armée Secrète. Les Espagnols ont leur P.C. à l’Auberge du Lyonnais.

Voilà comment les Résistants Espagnols se sont trouvés parmi les premiers « soldats civils » de l’Armée Secrète.

La création de ce site a comme objectif principal de faire connaître le parcours exceptionnel de ces combattants de la Liberté, parcours ignoré du public et surtout complètement absent des livres d’histoire.

Dans ce sens, nous faisons un appel aux descendants, amis, sympathisants et à toutes les personnes qui posséderaient des documents de cette époque. Ces documents devront couvrir leur passage dans les camps d’internement du sud de la France, leur engagement dans les Compagnies de Travailleurs Etrangers, la Légion, la Résistance, etc.

Peu à peu nous pourrions ainsi nous approcher de notre objectif, ouvrir au grand jour cette facette de l’histoire si méconnue et continuer l’action de passeurs de mémoire pour les nouvelles générations.

Miguel VERA, Président de l’Amicale de la Résistance Espagnole en Haute-Savoie.

 

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Les mots du Maire d’Annecy, Jean-Luc RIGAUT, sur le rôle des Républicains Espagnols dans la Résistance en Haute-Savoie et la Libération d’Annecy.

Interview de TV 8 Mont-Blanc le 27 mai 2014 lors de l’inauguration du « Monument aux Espagnols » rénové :

 

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Discours du Général Jean-René BACHELET, Président de l’Association des Glières, lors du baptême de la Section EBRO du 27ème BCA à Thorens-Glières le 16 octobre 2015 :

Hommage à nos anciens Combattants de la Liberté.

Discours de Miguel VERA, Président de l’Amicale de la Résistance Espagnole, le dimanche 13 avril 2014 à ANNECY, devant le « Monument aux Espagnols » :

Monsieur le Maire de la Ville d’Annecy,

Monsieur le Vice-président du Conseil Général,

Mon Général, Président de l’Association des Glières,

Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,

Messieurs-Dames les Présidents et Présidentes des Associations Patriotiques,

Monsieur Helfgott, Président d’honneur de l’Association des Glières,

Messieurs les porte-drapeaux, Mesdames et Messieurs.

Au nom de l’Amicale de la Résistance Espagnole, je vous salue et vous remercie de votre présence pour commémorer ce 83ème anniversaire de la République Espagnole, proclamée le 14 avril 1931. C’est un honneur pour moi en tant que fils de Républicain et Résistant de vous retrouver devant ce monument érigé à la mémoire des Espagnols morts pour la Liberté dans les rangs de l’Armée française et dans la Résistance.

Ce monument nous rappelle que des hommes et des femmes se sont battus pour des valeurs universelles telles que la démocratie, la liberté et la dignité humaine. Nous sommes les fils et les filles de ces hommes et ces femmes qui avaient été les premiers en Europe à prendre les armes contre le fascisme dès 1936. Date funeste ce 18 juillet 1936. Des Généraux félons se soulèvent contre la jeune République anéantissant les espoirs du peuple en une Espagne plus fraternelle et une société plus juste.

Ce coup d’Etat est minutieusement préparé avec les puissances fascistes européennes, comme le révèle le colonel Henri Morel, officier français attaché militaire auprès de l’Ambassade de France à Madrid. Hitler et Mussolini mettent tout leur potentiel militaire au service de Franco. Un pont aérien au-dessus de Gibraltar par l’aviation allemande transporte les troupes du général félon Franco du Maroc à la péninsule. Dix gros bombardiers de Savoie-Marchetti de la Reggia Aeronotica Italiana transportent le matériel. C’est une terrible guerre qui commence et qui va durer presque trois ans. Les puissances de l’Axe apportent une aide massive aux rebelles. Hitler fait de l’Espagne son champ d’essais pour la mise au point de son matériel de guerre et les méthodes de combat. Le camp républicain n’est aidé que par les Brigades Internationales et une aide matériel de l’URSS.

Les forces en présence sont disproportionnées. La République est vaincue, abandonnée par les démocraties européennes qui appliquent la politique de la « non intervention ». Barcelone tombe le 26 janvier 1939. La République vaincue, ses partisans ont le choix entre la mort ou l’exode vers la France. 500 000 réfugiés sont jetés sur les routes. Femmes, enfants, vieillards et combattants républicains traversent les Pyrénées dans la misère le froid et la neige. Débordée par cet afflux d’exilés qualifiés de « rouges », de gens dangereux voire criminels, l’accueil de la France est glacial. Les réfugiés sont parqués dans des camps d’internement dans le sud de la France. Ceux qu’on a appelés « les camps des plages ». Barcarès, Argelès- sur-Mer, St-Cyprien ne sont dans un premier temps que des plages désertes délimitées par les barbelés d’un côté et la mer de l’autre, l’armée française se chargeant de la surveillance par l’intermédiaire des troupes coloniales.

Les conditions de vie dans ces camps sont effroyables. La faim, la fatigue, les maladies les épidémies dont la dysenterie, font des ravages. On estime aujourd’hui le nombre des victimes à plus de 15000 en quelques mois. Peu à peu, la vie s’organise dans ces camps et les réfugiés reçoivent quelques fois l’aide d’une partie de la population locale qui leur jette de la nourriture ou des vêtements par dessus les barbelés lorsque les gardes ont le dos tourné. Dans ces camps, ils sont incités à s’enrôler dans les Compagnies de Travailleurs Etrangers ou dans la Légion. Cependant, dès que le péril nazi s’abat sur la France, ils vont être au premier rang dans les combats antifascistes dans l’armée et dans la résistance au coude à coude avec leurs camarades français.

L’historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac rend hommage à ces hommes dans l’un de ses récits. Je cite un extrait : « A la fin du printemps 1939, les soldats et miliciens espagnols, réfugiés en France, commencent à être utilisés à certains travaux intéressant la Défense nationale et des compagnies de travailleurs espagnols, composées de volontaires, sont constituées dans les régions du Midi : ces compagnies comptent 250 hommes répartis en cinq sections. 79 compagnies militaires de ce type seront affectées à des travaux d’aménagement des camps ou d’organisation défensive des frontières. A la mobilisation, les 79 compagnies militaires prévues existent. Fin novembre 1939, leur effectif dans la seule zone des armées s’élève à 20 000 hommes qui aménagent les étapes et consolident la ligne Maginot. Mais l’effondrement français et l’armistice de juin 1940 ouvrent une nouvelle page dramatique dans l’histoire des Espagnols réfugiés en France. Les plus cruellement frappés sont les 8000 à 9000 hommes des compagnies militaires de prestataires maintenues dans les zones des armées. Ils ont été, pour la plupart, faits prisonniers par les Allemands. Considérés comme des « rouges » irréductibles, séparés des autres prisonniers de guerre, ils sont déportés au camp de Mauthausen ou dans ses dépendances. Des 7199 républicains espagnols déportés à Mauthausen, 4761 y trouveront la mort. Un nouveau chapitre allait s’ouvrir, celui de la participation militaire espagnole à la résistance extérieure française, elle fut brillante, agitée coûteuse. Des Espagnols ont participé à tous les combats de la France Libre. Ils sont présents sur tous les champs de bataille d’Afrique et d’Italie, puis jusqu’à la victoire -à l’avant-garde des armées débarquées en Provence et en Normandie. Trois unités ou séries d’unités à participation espagnole notable se sont distinguées entre 1940 et 1945 : La 13è demi-brigade de la Légion étrangère de la France Libre, les Espagnoles des régiments de Légion d’Afrique du Nord et les Espagnols du général Leclerc. Le capitaine Raymond Dronne a consacré à ces derniers un superbe chapitre dans ses « Carnets de route »sous le titre « Découverte de la nueve ». La nueve, la compagnie qu’il commandait et qui était principalement composée d’Espagnols et qui dans la nuit du 23 au 24 août1944, il fonça avec ses hommes, sur ordre du général Leclerc, vers Paris et atteignit l’Hôtel de Ville. Dronne a évoqué magistralement les itinéraires de ses hommes. Il est resté lié aux survivants par une étroite fraternité d’armes. Il leur vouait un souvenir ému et admiratif. De l’été 1940 au printemps 1945, du Gabon au Tchad, à la Syrie et à l’Arlberg, de la Tunisie à Berchtesgaden, près de 3500 Républicains espagnols ont combattu dans les rangs français, près d’un millier ont donné leur vie pour la victoire des démocraties : amère victoire pour ceux qui croyaient se battre aussi contre le franquisme. Des morts espagnols reposent avec les morts français à Bir-Hakeim comme aux Glières ».                            

Oui, Glières, à l’appel de Tom Morel, ils sont montés sur ce Plateau avec enthousiasme pour lutter pour la Liberté -et non pas pour se cacher comme certains peuvent le suggérer. Ils ont adopté la devise « Vivre libre ou mourir » et ont communié avec l’esprit des Glières. A Glières, ces hommes ont vécu une émotion presque surnaturelle. Après tant de souffrances, vaincus en Espagne, humiliés dans les camps d’internement, privations dans la clandestinité, Tom Morel leur a rendu leur dignité d’homme. Un courant de liberté les a traversés. Ces combattants de la Liberté ont été fiers de se battre pour libérer le sol de France, pays des droits de l’Homme, dont beaucoup en avait rêvé avant la guerre ».